11. avril 2026

Faisons front. Organisons la riposte.

Cette année encore, à Paris, des groupes néonazis seront autorisés à défiler. Comme chaque mois de mai, leurs drapeaux fascistes flotteront dans les rues, leurs slogans racistes et identitaires résonneront sous protection policière, dans le cadre de la marche organisée par le Comité du 9 mai.

Ce défilé n’est pas un fait isolé. Il s’inscrit dans une dynamique plus large. Année après année, l’extrême droite se renforce, s’organise, se banalise. Elle progresse à la fois dans la rue et dans les institutions, portée par un climat politique où les discours racistes, sécuritaires et autoritaires débordent désormais largement ses propres rangs. Le rapprochement entre les forces fascistes et certaines fractions de la classe dirigeante n’est plus une hypothèse. C’est une réalité politique.

Face à cela, une évidence s’impose. Il ne suffit pas de constater. Il faut répondre.

Tenir la rue est une condition. S’organiser collectivement en est une autre.

Ces dernières semaines l’ont montré. À Paris, des milliers de personnes se sont mobilisées pour empêcher des manifestations réactionnaires et faire reculer l’extrême droite. Des dizaines de milliers ont également défilé contre le racisme et le fascisme. Ces mobilisations ne sont pas marginales. Elles expriment une force réelle, un refus massif de laisser le terrain aux néonazis.

Dans le même temps, nous refusons les discours qui mettent sur le même plan antifascistes et fascistes. Cette confusion n’est pas neutre. Elle désarme politiquement, elle légitime la présence de l’extrême droite dans l’espace public et elle contribue à lui ouvrir la voie.

Les 8, 9 et 10 mai prochains doivent marquer une nouvelle étape. Ce week-end antifasciste ne doit pas être un rendez-vous de plus, mais un point d’appui. Un moment de convergence, de visibilité et de rapport de force. Le 9 mai, à Paris, il s’agit de faire nombre, d’occuper l’espace, d’empêcher que les fascistes défilent tranquillement.

Mais l’enjeu dépasse la capitale. Partout, dans chaque ville, ces journées doivent être l’occasion de s’organiser. Tractages, collages, réunions publiques, rassemblements. Multiplier les initiatives. Construire du collectif. Faire exister une présence antifasciste visible et offensive.

L’antifascisme ne peut pas être uniquement un moment. Il doit être une organisation. Rejoindre un comité antifasciste local quand il existe. En créer un quand il n’existe pas. C’est à ce niveau que tout se joue, dans la capacité à se connaître, à se coordonner, à agir ensemble. Pas besoin d’attendre une structure nationale, une validation, une autorisation. L’auto-organisation est une force. Elle permet de répondre vite, de s’ancrer localement et de construire des rapports de force concrets.

Chaque initiative compte. Chaque collectif qui se crée renforce l’ensemble.

L’extrême droite avance en cherchant à imposer une évidence, celle de sa présence, de sa normalisation, de son installation durable. À nous d’imposer une autre évidence, celle de notre nombre, de notre organisation, de notre détermination.

Le 9 mai, ils veulent défiler. Opposons-leur une présence qui déborde, qui conteste, qui bloque leur démonstration de force. Le week-end entier doit être une démonstration inverse, que partout, des gens s’organisent, refusent, résistent.

L’extrême droite cherche à s’imposer par la démonstration de force. Le 9 mai, faisons front. Faisons nombre. Rejoignez votre comité antifasciste local. Créez-le s’il n’existe pas. Dans chaque ville, organisons la riposte.

2026, c’est ciao fachos. Ils ne passeront pas.

Retour
Information icon

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.